Zéro. C’est le nombre d’actions OpenAI que Sam Altman détient à son nom. Il dirige pourtant l’entreprise qui a créé ChatGPT, valorisée 852 milliards de dollars depuis mars 2026.
En novembre 2023, son propre conseil d’administration l’a licencié, en lui reprochant de ne pas avoir été « toujours franc ». Cinq jours plus tard, il était de retour. L’épisode est devenu un film, Artificial, avec Andrew Garfield dans son rôle, présenté au festival de Londres le 11 octobre 2026.
Trois ans après, la question de ce conseil n’a pas disparu : en avril 2026, le New Yorker se demandait encore si l’on pouvait lui faire confiance. Et c’est lui qui décide de l’avenir d’un outil utilisé par environ un milliard de personnes chaque semaine.
Voici son parcours, ses idées et ce qu’on lui reproche. Je mets cette page à jour à chaque étape qui compte.
Sam Altman en bref
| Naissance | 22 avril 1985 à Chicago (41 ans), enfance près de Saint-Louis (Missouri) |
| Formation | Deux ans d’informatique à Stanford, abandonnés en 2005, sans diplôme |
| Poste | Cofondateur d’OpenAI en 2015, directeur général depuis 2019 |
| Avant | Fondateur de Loopt (2005-2012), président de Y Combinator (2014-2019) |
| Cofondateurs d’OpenAI | Notamment Elon Musk, coprésident à l’origine, Greg Brockman et Ilya Sutskever |
| Fortune | 3,2 milliards de dollars selon Forbes (12 octobre 2026), sans action OpenAI en direct |
| Autres sociétés | World (ex-Worldcoin), Helion (fusion nucléaire), Retro Biosciences, Merge Labs ; président d’Oklo jusqu’en 2025 |
Origine : un enfant du Missouri
Samuel Harris Altman naît le 22 avril 1985 à Chicago. Il grandit à Clayton, dans la banlieue de Saint-Louis, et reçoit son premier ordinateur, un Macintosh, à 8 ans. Le reste relève de sa vie privée.
Formation : Stanford, deux ans, puis la porte
Il étudie l’informatique à Stanford pendant deux ans, puis abandonne en 2005 pour se consacrer à sa start-up. Sans diplôme.
Le détail éclaire tout le reste. Dario Amodei a une licence de physique de Stanford et un doctorat de Princeton. Arthur Mensch est polytechnicien et docteur. Altman est le seul des trois sans diplôme universitaire, et le seul qui n’a jamais été chercheur. Ce n’est pas un scientifique qui a monté une entreprise, mais un investisseur qui a pris la tête d’un laboratoire. Garde ça en tête.
Carrière : Loopt, puis Y Combinator
Loopt (2005-2012). À 19 ans, il cofonde Loopt, une application qui partage ta position avec tes amis. Elle fait partie de la toute première promotion de Y Combinator, l’accélérateur de start-up de la Silicon Valley, et lève plus de 30 millions de dollars. Le succès ne suit pas : en mars 2012, Loopt est rachetée 43,4 millions de dollars par Green Dot. Il lance ensuite son fonds d’investissement, Hydrazine Capital.
Y Combinator (2014-2019). En février 2014, à 28 ans, il succède à Paul Graham à la tête de YC. En mars 2019, il la quitte pour OpenAI. Selon le Washington Post, il aurait été poussé dehors pour avoir fait passer ses intérêts avant ceux de YC. Paul Graham a démenti en mai 2024 : on lui aurait seulement demandé de choisir.
OpenAI : du laboratoire à but non lucratif au géant à 852 milliards
2015-2022 : la fondation, puis ChatGPT
En février 2015, Altman écrit sur son blog qu’une IA surhumaine est « probablement la plus grande menace pour la survie de l’humanité ». Le 11 décembre 2015, il lance OpenAI avec Elon Musk, Greg Brockman, Ilya Sutskever et quelques chercheurs : une organisation à but non lucratif, dotée d’un milliard de dollars de promesses de dons, qu’il copréside avec Musk.
Musk quitte le conseil en 2018. En 2019, OpenAI crée une filiale à but lucratif, Microsoft investit, et Altman prend la direction générale. ChatGPT sort le 30 novembre 2022.
Novembre 2023 : viré, puis rappelé en cinq jours
Le 17 novembre 2023, le conseil le renvoie. Il n’a « pas été toujours franc dans ses communications », selon le communiqué. Le lundi suivant, Microsoft annonce l’embaucher. Environ 700 des quelque 770 salariés menacent de le suivre. Selon la déposition d’Ilya Sutskever, le conseil discute même d’une fusion avec Anthropic, l’entreprise de Dario Amodei.
Dans la nuit du 21 au 22 novembre, OpenAI annonce son retour, avec un nouveau conseil présidé par Bret Taylor. En mars 2024, l’enquête du cabinet WilmerHale conclut à une « rupture de confiance », mais juge que son comportement « n’imposait pas » son renvoi. Altman parlera plus tard d’un « gros échec de gouvernance de la part de gens bien intentionnés, moi compris ».
2025 : la bascule vers le lucratif
Le 28 octobre 2025, OpenAI se restructure. Une fondation, l’OpenAI Foundation, contrôle désormais la société commerciale, dont elle détient 26 %, contre environ 27 % pour Microsoft. Altman ne reçoit aucune part.
Octobre 2026 : où en est OpenAI
- Valorisation : 852 milliards de dollars depuis une levée record de 122 milliards, le 31 mars 2026, soit plus de trente fois Mistral AI. Selon Bloomberg, des discussions ouvertes fin septembre portaient sur environ 1 400 milliards.
- Revenus : près de 50 milliards de dollars en rythme annuel en septembre 2026, selon Reuters, soit environ 4 milliards par mois. Fin 2024, c’était 1 milliard par trimestre.
- Produits : GPT-6 Astra depuis le 3 septembre 2026, et environ un milliard d’utilisateurs par semaine selon OpenAI (voir mes statistiques ChatGPT).
- Bourse : un dossier a été déposé confidentiellement le 8 juin 2026, mais Altman a écarté une cotation cette année. Vu les enjeux de sécurité, ce serait un moment « malavisé », a-t-il dit dans un entretien publié par Fortune le 12 septembre.
Garde un chiffre en tête : OpenAI n’est plus seule au sommet. Anthropic était valorisée 965 milliards en mai 2026, comme je le raconte dans l’histoire d’Anthropic.
Le procès contre Elon Musk
Devenu rival avec sa propre entreprise d’IA, xAI, Elon Musk attaque OpenAI et Altman en 2024 pour trahison de la mission non lucrative. En janvier 2026, il réclame jusqu’à 134 milliards de dollars. Le 18 mai 2026, à Oakland, le jury juge ses demandes prescrites, et la juge adopte ce verdict. Le fond n’est donc pas tranché. Musk a annoncé faire appel. Aucune décision d’appel n’est connue à ce jour.
Nvidia, fournisseur et actionnaire
En septembre 2025, Nvidia annonçait jusqu’à 100 milliards de dollars d’investissement dans OpenAI, versés au fil du déploiement de 10 gigawatts de calcul. Il ne s’est jamais concrétisé tel quel : Nvidia a mis 30 milliards dans la levée de mars 2026, puis s’est engagé en août à garantir, jusqu’à 105 milliards de dollars, une partie des loyers et de l’électricité d’un campus de centres de données loué par OpenAI dans l’Ohio, au cas où OpenAI ne paierait plus.
Le fournisseur finance son client, qui lui achète ses puces : c’est le genre de boucle qui nourrit la peur d’une bulle de l’IA. Son patron, Jensen Huang, a aussi son portrait dans cette série.
Ses autres paris : World, Helion, Oklo et les autres
Ses paris personnels dessinent une vision : une IA qui aura besoin d’énergie abondante, d’un moyen de distinguer les humains des machines, et peut-être d’un lien avec nos cerveaux.
- World (ex-Worldcoin). Le projet scanne l’iris des volontaires avec une sphère, l’Orb, pour prouver qu’ils sont humains. Il revendiquait plus de 18 millions de personnes vérifiées en avril 2026, moins de 2 % de son objectif d’un milliard.
- Helion. Une start-up de fusion nucléaire où il investit depuis 2015 et dont il détient environ un tiers. Elle promet de l’électricité à Microsoft dès 2028, sans avoir encore démontré publiquement qu’elle sait en produire par fusion. Le 23 mars 2026, Altman a quitté la présidence de son conseil, alors qu’OpenAI négociait, selon Axios, l’achat de 12,5 % de sa future production.
- Oklo. Une entreprise de petits réacteurs nucléaires, dont il a quitté la présidence en avril 2025. Son premier réacteur, en construction dans l’Idaho, vise une mise en service d’ici 2028.
- Retro Biosciences, qui veut ajouter dix ans à l’espérance de vie, financée de sa poche à hauteur de 180 millions de dollars en 2021. Et Merge Labs, des interfaces cerveau-machine, qu’il a cofondée et dont OpenAI est le plus gros investisseur depuis janvier 2026.
Tu vois le point commun ? Plusieurs font, ou veulent faire, affaire avec OpenAI. On y revient.
La fortune de Sam Altman
Forbes l’estime à 3,2 milliards de dollars (compteur en temps réel, 12 octobre 2026), après l’avoir située au-dessus de 4 milliards en mai. Elle repose sur ses investissements. Un document présenté au procès Musk listait ses parts dans neuf entreprises ayant fait affaire avec OpenAI, pour plus de 2 milliards fin 2025, Helion (1,7 milliard) et Stripe (633 millions) en tête.
Et ses actions OpenAI ?
En mai 2023, devant le Sénat, il déclarait n’avoir « aucune action d’OpenAI » et être payé juste assez pour son assurance santé : 76 001 dollars en 2023, selon la déclaration fiscale d’OpenAI. Mais au procès Musk, il a reconnu un intérêt indirect, via un fonds de Y Combinator dont il est investisseur passif, qu’il n’avait pas mentionné au Sénat. Le montant n’a pas été rendu public.
Pour situer : Dario Amodei pèse 15,5 milliards selon Forbes (mai 2026), près de cinq fois plus, et Arthur Mensch 1,8 milliard. Le visage de ChatGPT est loin d’être le plus riche des patrons de l’IA.
Ce qu’il pense vraiment
Ses billets de blog, courts et très repris, tracent une ligne nette.
| Date | Texte | L’idée en une phrase |
|---|---|---|
| Septembre 2024 | The Intelligence Age | La superintelligence pourrait arriver « dans quelques milliers de jours » |
| Janvier 2025 | Reflections | OpenAI sait construire l’AGI et vise au-delà |
| Juin 2025 | The Gentle Singularity | Le décollage a commencé, et il sera plus doux qu’on ne le croit |
| Septembre 2025 | Abundant Intelligence | Il faut une usine qui produise un gigawatt d’infrastructure d’IA par semaine |
« Nous savons construire l’AGI »
Il est le plus affirmatif des trois patrons de cette série. En janvier 2025, il écrivait qu’OpenAI savait construire l’AGI, une IA capable d’égaler l’humain dans la plupart des tâches, et visait désormais la superintelligence. Arthur Mensch, lui, ne croit pas à l’AGI. Dario Amodei évite le mot, mais parle d’« un pays de génies dans un data center ».
Du calcul, toujours plus de calcul
Sa conviction centrale : l’intelligence suit la puissance de calcul, donc il faut construire. En novembre 2025, il chiffrait les engagements d’OpenAI en centres de données à environ 1 400 milliards de dollars sur huit ans, rapportait TechCrunch. Trois mois plus tôt, il jugeait pourtant les investisseurs « surexcités » par l’IA. Reconnaître une bulle tout en levant 122 milliards : c’est le paradoxe que je décortique dans ma page sur la bulle de l’IA.
La régulation : trois ans, trois discours
- Mai 2023 : devant le Sénat, il propose une agence qui délivrerait, et pourrait retirer, des licences aux IA les plus puissantes.
- Mai 2025 : selon lui, imposer une vérification des modèles avant leur sortie serait « désastreux » pour le secteur.
- Septembre et octobre 2026 : il soutient l’appel de Dario Amodei à « régler l’allure » des modèles les plus avancés, puis assume à Politico que « le monde devrait accepter que de mauvaises choses arrivent » en échange des bénéfices de l’IA, mais pas « le risque vraiment catastrophique ».
Mon interprétation : il suit moins une doctrine qu’un rapport de force. Des licences quand OpenAI menait la course, pas de contrôle préalable quand la rivalité avec la Chine dominait à Washington, un ralentissement quand toute l’industrie ralentit. Dario Amodei, lui, défend un vrai régulateur, sur le modèle de l’aviation civile. Le débat est sur ma page consacrée au danger de l’IA.
Ce qu’on lui reproche
Les critiques documentées tournent presque toutes autour d’un même mot : la confiance.
« Pas toujours franc ». En mai 2024, l’ex-administratrice Helen Toner a raconté que le conseil avait appris la sortie de ChatGPT sur Twitter, qu’Altman ne lui avait pas dit qu’il détenait le fonds d’investissement d’OpenAI, et donné des informations inexactes sur la sécurité. Ilya Sutskever a décrit un mémo de 52 pages évoquant un « schéma constant de mensonge », en admettant tenir la plupart des éléments de seconde main. Au procès Musk, Tasha McCauley a parlé d’une « culture toxique du mensonge ».
L’enquête du New Yorker. En avril 2026, Ronan Farrow et Andrew Marantz publient une enquête nourrie par plus de 100 témoignages, qui met en doute sa fiabilité. Altman répond sur son blog le 10 avril. Il y reconnaît fuir les conflits et écrit : « Je suis désolé pour les personnes que j’ai blessées. »
Les clauses de silence. En mai 2024, Vox révèle que les salariés sur le départ devaient signer une clause de non-dénigrement, sous peine de perdre leurs actions. Altman se dit « sincèrement embarrassé » et assure n’avoir rien su, mais des documents publiés ensuite portaient sa signature. Les clauses ont été abandonnées.
La voix « Sky ». Le même mois, une voix de ChatGPT rappelle trop celle de Scarlett Johansson, voix de l’IA du film Her, qui avait refusé l’offre d’Altman. Il avait publié « her » sur X après la démonstration. OpenAI a suspendu la voix.
Les départs de la sécurité. En mai 2024, Jan Leike quitte OpenAI en écrivant que la sécurité est « passée au second plan derrière des produits brillants ». Son équipe est dissoute. Le 3 octobre 2026, David Robinson, qui rédigeait les rapports de sécurité des lancements, explique dans The Atlantic être parti parce que la culture d’OpenAI est « cassée ».
World et la vie privée. Kenya, Espagne, Portugal, Hong Kong, Brésil, Indonésie, Philippines, Thaïlande : tous ont suspendu ou interdit la collecte d’iris à un moment. La justice kényane l’a jugée illégale en mai 2025.
Les conflits d’intérêts. Dès fin 2022, il a demandé au conseil d’OpenAI d’étudier une collaboration avec Helion, qu’il présidait ; il dit s’être récusé des deux côtés. OpenAI est le plus gros investisseur de Merge Labs, qu’il a cofondée. Rien d’illégal n’a été établi, mais le schéma se répète.
Mon avis : Sam Altman est le meilleur bâtisseur de sa génération de patrons de l’IA, et le moins lisible. Dario Amodei écrit ce qu’il pense, Arthur Mensch tient un discours intéressé mais constant. Altman, lui, a changé de position sur la régulation, souvent au rythme des intérêts d’OpenAI. Ça ne fait pas de lui un menteur, mais il faut le juger sur ses actes : des produits qui sortent vite, et des garde-fous qui arrivent après.
Ce que ça change pour toi si tu utilises ChatGPT
Les convictions d’un patron finissent dans son produit. Quatre conséquences concrètes :
- Les produits arrivent vite, et disparaissent vite. L’application Sora a fermé en avril 2026, le navigateur Atlas en août, et les GPT personnalisés s’arrêteront le 11 décembre 2026. Garde toujours une copie de tes instructions et de tes fichiers.
- La gratuité se paie en publicité. Depuis août 2026, les comptes gratuits et Go affichent de la pub en France. Le détail est dans la pub dans ChatGPT, et la parade dans mon tuto pour enlever la pub de ChatGPT.
- « Accepter de mauvaises choses », ça te concerne. OpenAI sort d’abord et corrige ensuite. Avec les modes qui agissent à ta place (Work, Codex), donne le minimum d’accès et garde la main sur tout ce qui envoie, paie ou supprime. Voir mon guide des agents IA.
- Tes conversations sont des données. Vérifie dans les paramètres si tes échanges servent à entraîner les modèles, et n’y colle jamais de données clients sensibles. Mon tuto pour protéger tes données personnelles fait le tour des réglages.
Et si sa trajectoire te met mal à l’aise, tu as des alternatives sérieuses : Claude, d’Anthropic, ou le français Mistral. Le reste, prix et limites, est sur ma fiche ChatGPT.
Questions fréquentes
Qui est Sam Altman ?
Sam Altman est un entrepreneur et investisseur américain né le 22 avril 1985 à Chicago. Ancien président de l’accélérateur Y Combinator, il a cofondé OpenAI en 2015 et la dirige depuis 2019. C’est sous sa direction que ChatGPT est sorti, en novembre 2022.
Quel âge a Sam Altman ?
Sam Altman a 41 ans. Il est né le 22 avril 1985 à Chicago. Il avait 19 ans quand il a cofondé sa première start-up, Loopt, et 28 ans quand il a pris la présidence de Y Combinator.
Quelle est la fortune de Sam Altman ?
Forbes l’estimait à 3,2 milliards de dollars le 12 octobre 2026, après l’avoir située au-dessus de 4 milliards en mai. Elle vient de ses investissements, notamment dans Helion et Stripe, et non d’OpenAI, dont il ne détient aucune action en direct.
Sam Altman a-t-il des actions OpenAI ?
Pas directement. Il ne détient aucune action d’OpenAI à son nom et n’en a pas reçu lors de la restructuration d’octobre 2025. Il a reconnu en mai 2026 un intérêt indirect, via un fonds de Y Combinator, pour un montant non public.
Pourquoi Sam Altman a-t-il été renvoyé d’OpenAI ?
Le 17 novembre 2023, le conseil d’administration l’a renvoyé en estimant qu’il n’avait « pas été toujours franc » avec lui. D’anciennes administratrices ont ensuite évoqué des informations cachées ou inexactes. Sous la pression des salariés et de Microsoft, il a été réintégré cinq jours plus tard.
Quelle est l’orientation politique de Sam Altman ?
Longtemps donateur démocrate, il a donné un million de dollars au fonds d’investiture de Donald Trump en décembre 2024. En juillet 2025, il s’est dit « politiquement sans abri » et se réclame d’un « techno-capitalisme ».



