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Bulle de l’IA : 750 milliards de dollars prévus en 2026, et les premières secousses arrivent déjà dans ton abonnement

12 octobre 2026 · 15 min de lecture · par Hasnen
Bulle de l’IA : 750 milliards de dollars prévus en 2026, et les premières secousses arrivent déjà dans ton abonnement
✦ Résumé de l'article

La bulle de l’IA, c’est l’écart entre les quelque 750 milliards de dollars que Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta prévoient d’investir en 2026 et des revenus loin derrière : OpenAI compte brûler 278 milliards d’ici 2030. Personne ne sait quand elle éclatera, mais tu en sens déjà les effets : publicité dans ChatGPT gratuit, usage inclus réduit sur l’offre Pro à 200 dollars.

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    Le 29 septembre 2026, OpenAI a lancé un abonnement ChatGPT à 500 dollars par mois. Le même jour, les abonnés de l’offre à 200 dollars ont appris que leur usage inclus serait réduit après le 29 octobre, pour le même prix (de moitié selon la presse spécialisée). Un mois plus tôt, la publicité arrivait sur ChatGPT gratuit en France.

    Pris un par un, ce sont des ajustements commerciaux. Mis bout à bout, ils disent autre chose : les entreprises qui te vendent de l’IA dépensent bien plus qu’elles ne gagnent. Quelqu’un paiera la différence.

    C’est toute la question de la bulle de l’IA. Les articles qui en parlent visent les investisseurs. Celui-ci s’adresse à toi, qui utilises ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral ou Midjourney : que changerait son éclatement pour tes outils ?

    Précision d’emblée : cet article parle d’usage, pas de placements. Ce n’est pas un conseil financier, et je ne te dirai jamais d’acheter ou de vendre quoi que ce soit. Chiffres à jour au 12 octobre 2026.

    Bulle de l’IA : c’est quoi, en une phrase ?

    Une bulle, c’est quand le prix d’une chose monte bien au-delà de ce qu’elle rapportera vraiment, parce que chacun parie qu’un autre paiera encore plus cher demain.

    Appliqué à l’IA : des valorisations à plusieurs centaines de milliards, des centres de données construits à crédit, des revenus qui ne couvrent qu’une partie de la facture. La bulle ne concerne pas la technologie, mais l’argent qu’on met dessus et la vitesse à laquelle on le met.

    Certains patrons du secteur le disent eux-mêmes. En août 2025, Sam Altman, le patron d’OpenAI, jugeait les investisseurs trop excités par l’IA, selon Fortune. En novembre 2025, Sundar Pichai, le patron de Google, reconnaissait à la BBC des « éléments d’irrationalité ». Jensen Huang, le patron de Nvidia, affirmait au contraire voir « quelque chose de très différent ». Huang vend les puces, Altman lève des fonds : chacun parle depuis sa position.

    Les chiffres qui inquiètent, à jour au 12 octobre 2026

    Environ 2 milliards de dollars par jour

    Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta prévoient environ 750 milliards de dollars d’investissements en 2026 (de 720 à 760 milliards selon les décomptes), surtout en centres de données, en puces et en électricité, contre 413 milliards en 2025, selon Statista. Environ 2 milliards par jour, week-ends compris.

    Pour la Brookings Institution, l’économiste Stijn Van Nieuwerburgh chiffrait en septembre 2026 ce chantier à 10 300 milliards de dollars aux États-Unis entre 2025 et 2032, soit 3,6 % du PIB par an (sa version révisée d’octobre retient 9 000 milliards et 3,2 %). Dans les deux cas, c’est plus que les chemins de fer au XIXe siècle, et environ trois fois le boom d’Internet et de la fibre optique des années 1996-2003 (1,1 % du PIB). Garde ce dernier chiffre en tête.

    Des revenus qui courent derrière

    Côté revenus annualisés (le rythme d’un mois multiplié par douze), Anthropic, qui fabrique Claude, dépassait 65 milliards de dollars fin juillet 2026. OpenAI approchait 50 milliards fin septembre, selon le Financial Times, 20 milliards de moins que ce qui circulait jusque-là.

    Total : environ 115 milliards par an. C’est réel et ça grimpe vite, mais c’est six à sept fois moins que ce que les quatre géants dépensent cette année. La comparaison est grossière, l’ordre de grandeur parle quand même.

    Selon une présentation interne d’OpenAI consultée par le Financial Times et reprise par Reuters, l’entreprise prévoit de brûler 278 milliards de dollars de trésorerie entre 2026 et 2030, avec un chiffre d’affaires qui passerait de 36 à 350 milliards. Les 122 milliards levés en mars seraient épuisés d’ici 2028. Il faudra donc que les investisseurs remettent au pot.

    Des valorisations à douze chiffres

    OpenAI est valorisée 852 milliards de dollars depuis sa levée du 31 mars 2026. Anthropic vaut 965 milliards depuis mai et prépare une entrée en Bourse pour novembre, que des investisseurs pressentis valorisent entre 1 800 et 2 000 milliards selon Bloomberg.

    Nvidia valait environ 5 500 milliards de dollars le 9 octobre, selon StockAnalysis : l’entreprise la plus chère du monde. Et les « 7 magnifiques » (Nvidia, Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon, Meta, Tesla) pèsent environ un tiers du S&P 500.

    L’argent qui tourne en rond

    C’est le point qui inquiète le plus les économistes : dans l’IA, les fournisseurs financent leurs propres clients.

    • Nvidia a mis 30 milliards de dollars dans cette levée d’OpenAI, selon Reuters. OpenAI achète des puces Nvidia.
    • AMD a offert à OpenAI, en octobre 2025, le droit d’acheter jusqu’à 10 % environ de son capital à un centime l’action, en échange de commandes de puces.
    • Oracle a signé en septembre 2025 un contrat d’environ 300 milliards de dollars sur cinq ans pour fournir du calcul à OpenAI, et s’endette pour le servir.
    • CoreWeave, loueur de puces dont Nvidia est actionnaire et OpenAI client, a obtenu de Nvidia l’engagement de racheter jusqu’à 6,3 milliards de capacité inutilisée.

    Imagine un boulanger qui prête de l’argent à ses clients pour qu’ils lui achètent son pain, puis présente ces ventes comme la preuve que son pain se vend bien. Tant que les clients remboursent, tout va bien. Sinon, tout le monde tombe en même temps.

    La dette prend le relais

    Selon une analyse de Reuters, Amazon, Alphabet, Meta et Oracle avaient émis environ 194 milliards de dollars d’obligations au 7 juillet 2026, 79 % de plus que sur toute l’année 2025. Une autre partie passe par le crédit privé, des fonds qui prêtent hors des banques : en mai 2026, le Conseil de stabilité financière notait que l’IA avait représenté plus d’un tiers de ces prêts en 2025, et redoutait des pertes « importantes » en cas de correction.

    Le maillon faible s’appelle Oracle. S&P a abaissé sa note à BBB- le 9 juillet 2026, un cran au-dessus de la catégorie spéculative, en pointant sa dépendance à OpenAI. Le 24 septembre, Bloomberg révélait qu’Oracle avait envoyé un avis de force majeure sur un immense centre de données destiné à OpenAI au Nouveau-Mexique. Le lendemain, Jeff Schmid, président de la Fed de Kansas City, se demandait de nouveau si l’écosystème de l’IA devenait « trop gros pour faire faillite ».

    Les arguments sérieux de ceux qui disent que ce n’est pas une bulle

    Avec ces chiffres, on pourrait croire l’affaire entendue. Elle ne l’est pas.

    Les revenus croissent vraiment. Le revenu annualisé d’Anthropic est passé d’environ 9 milliards de dollars fin 2025 à plus de 65 milliards fin juillet 2026 : multiplié par sept en sept mois.

    L’usage est massif. ChatGPT comptait plus de 900 millions d’utilisateurs hebdomadaires fin février 2026, et un milliard depuis août, selon OpenAI (le détail dans mes statistiques ChatGPT).

    Les acteurs centraux sont rentables. C’est la grande différence avec 2000. Nvidia a dégagé 59,7 milliards de dollars de bénéfice net sur le seul trimestre clos fin juillet 2026, selon ses résultats. Et Andy Jassy, le patron d’Amazon, assurait fin juillet ne pas pouvoir satisfaire toute la demande de 2026, rapporte Fortune.

    Les valorisations restent loin de 2000. En août 2026, les stratèges de Goldman Sachs ne voyaient pas de bulle de valorisation dans la tech, mais peut-être une « bulle des bénéfices ». La prime du logiciel sur le reste du marché tourne autour de 20 %, contre près de 200 % en 2000.

    Mon avis : les deux camps ont raison sur des choses différentes. La technologie rapporte vraiment, mais le rythme des investissements parie sur des revenus qui n’existent pas encore. Une entreprise peut être rentable et surpayée en même temps. Et la formule de Goldman pique : les bénéfices records de Nvidia, ce sont les dépenses des géants du cloud. Si elles ralentissent, ils fondent avec elles.

    Si la bulle éclate : ce qui change pour toi

    La leçon de 2000 : la bulle a éclaté, la fibre est restée

    Rappelle-toi le chiffre de Brookings : le chantier actuel pèse environ trois fois celui de la fibre. Le 10 mars 2000, le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques américaines, termine à 5 048 points. En octobre 2002, il tombe autour de 1 114 : près de 78 % de baisse. Il ne retrouvera son record qu’en avril 2015.

    Pendant le boom, les opérateurs télécoms avaient enterré des millions de kilomètres de fibre optique. En janvier 2002, le Seattle Times estimait qu’environ 95 % de la fibre posée pendant le boom restait « noire », inutilisée. Les prix de gros se sont effondrés, et des opérateurs comme Global Crossing et WorldCom ont fait faillite.

    Et pourtant, la fibre n’a pas disparu. Une partie a été rachetée à bas prix et sert encore, notamment à Google. Amazon, dont l’action était passée d’environ 107 à 7 dollars entre fin 1999 et 2001, selon eWEEK, a survécu. C’est le même Amazon qui investit aujourd’hui 220 milliards par an.

    La leçon compte pour toi : une bulle peut éclater et la technologie rester. En 2000, actionnaires et créanciers ont payé. Les utilisateurs ont fini par profiter d’une bande passante abondante et bon marché.

    Une nuance de taille : la fibre dure des décennies, alors que les puces d’IA se démodent en deux à trois ans, rappelait fin 2025 l’investisseur Michael Burry. Les bâtiments, les lignes électriques et les modèles ouverts resteront. Les serveurs, beaucoup moins longtemps.

    Les prix montent, ou l’usage inclus baisse

    Un éclatement ne voudrait pas dire que ChatGPT ou Claude s’éteignent. Il voudrait dire que l’argent facile s’arrête, et que chaque service doit enfin couvrir ses coûts.

    Une partie des abonnements est vendue à perte. En janvier 2025, Sam Altman reconnaissait qu’OpenAI perdait de l’argent sur son offre Pro à 200 dollars, utilisée « beaucoup plus que prévu ». Le rattrapage ressemble à la réduflation du supermarché : même prix, moins dans le paquet.

    • En juin 2025, l’éditeur de code Cursor a remplacé ses 500 requêtes mensuelles par un budget de 20 dollars d’usage, avant de s’excuser.
    • Depuis le 28 août 2025, Anthropic applique des limites hebdomadaires sur ses offres Claude payantes.
    • Le 29 septembre 2026, OpenAI a ramené l’offre Pro à 200 dollars de 20 à 10 fois l’usage de Plus, selon WinBuzzer.

    Si les investisseurs ferment le robinet, les prix devront s’aligner sur le coût réel du calcul (paliers actuels dans mon guide de ChatGPT Plus).

    Le gratuit se paie autrement

    Environ 5 % seulement des utilisateurs de ChatGPT paient, selon The Information, cité par The Decoder en janvier 2026. OpenAI compte tirer environ 110 milliards de dollars de ses utilisateurs gratuits d’ici 2030, notamment par la publicité. On y est : depuis le 24 août 2026 (annonce du 18 août), ChatGPT affiche des annonces en France sur le gratuit et l’offre Go (détails dans mon article sur la pub dans ChatGPT).

    Chez les géants, le gratuit deviendrait plus limité ou plus chargé en publicité, sans disparaître. Chez les petits, il peut s’arrêter net : la plateforme de personnages Figgs AI a fermé parce que son service gratuit coûtait trop cher. Ce qui reste gratuit aujourd’hui est dans mon guide de l’IA gratuite.

    Les petits outils ferment

    Le scénario le plus probable, à mon avis, c’est la consolidation. TechCrunch tient depuis septembre 2026 un « cimetière de l’IA » qui s’allonge :

    • Sora, l’application vidéo d’OpenAI, a fermé le 26 avril 2026, plombée, selon TechCrunch, par ses coûts et des utilisateurs qui ne restaient pas.
    • Relay, outil d’automatisation concurrent de Zapier, a cessé de fonctionner le 14 septembre 2026, son fondateur parti chez Google.
    • Humane a vendu ses actifs à HP en février 2025, et ses broches AI Pin ont cessé de fonctionner dix jours plus tard.

    Les plus exposés sont les outils qui revendent les modèles d’un autre avec une interface par-dessus. Quand le fournisseur intègre la même fonction, ils n’ont plus de raison d’exister.

    Ton matériel coûte déjà plus cher

    L’IA accapare la mémoire informatique mondiale. En février 2026, Gartner prévoyait une hausse de 130 % des prix de la mémoire vive et des SSD d’ici fin 2026, soit des PC 17 % plus chers et des smartphones 13 % plus chers qu’en 2025. Tu paies déjà une part de la fête, même sans abonnement. À mon avis, un éclatement ferait retomber ces prix.

    Ce qui reste quoi qu’il arrive : les modèles ouverts

    Aucun krach ne peut te retirer les modèles ouverts que tu as téléchargés. Une fois sur ton disque, ils tournent sans abonnement.

    L’offre est sérieuse : gpt-oss d’OpenAI (août 2025), dont la petite version tourne avec 16 Go de mémoire, Mistral Small 4 (mars 2026), DeepSeek V4. Un cran derrière les meilleurs modèles fermés, ils suffisent à mon avis pour rédiger, résumer ou reformuler.

    Mistral AI n’est pas à l’abri pour autant : l’entreprise d’Arthur Mensch vit aussi de levées de fonds, la dernière de 3 milliards d’euros en septembre 2026. Ses modèles déjà publiés, eux, resteront utilisables quoi qu’il arrive.

    Ce que personne ne sait, moi compris

    Tu attends peut-être une date. Je n’en ai pas, et je me méfie de ceux qui en donnent une.

    Personne ne sait dater un krach. Le 5 décembre 1996, le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, s’inquiétait d’une « exubérance irrationnelle » des marchés. Le S&P 500 a ensuite plus que doublé avant le sommet de 2000. En Bourse, avoir raison trop tôt ressemble beaucoup à avoir tort.

    Les prévisions récentes ne font pas mieux. Fin octobre 2025, le cabinet Forrester annonçait une correction du marché de l’IA en 2026, les entreprises repoussant un quart de leurs dépenses d’IA à 2027. « Toute bulle finit par éclater », résumait son analyste. À deux mois et demi de l’échéance, les marchés ne le montrent pas : les investissements des géants ont presque doublé, et le S&P 500 comme le Nasdaq ont battu des records le 6 octobre 2026. Je n’ai trouvé aucune mesure publique du report des budgets en entreprise.

    Ça ne veut pas dire que Forrester a tort. Les signaux de tension existent (note d’Oracle, revenus d’OpenAI sous les attentes), et le 7 octobre, Ray Dalio, fondateur du fonds Bridgewater, parlait de « bulle classique » proche du point de rupture, rapportait Bloomberg. C’est une opinion, pas une prévision datée.

    Les chiffres eux-mêmes sont fragiles. OpenAI et Anthropic ne publient pas de comptes, et ne calculent pas leurs revenus annualisés pareil : selon le Financial Times, Anthropic compte les ventes passées par les clouds d’Amazon et de Google, OpenAI non.

    Moi aussi, je parle depuis ma position. Je publie un site sur l’IA, j’ai intérêt à ce que tu continues de t’y intéresser. C’est pour ça que je m’en tiens à tes outils, tes données, ta facture. Pour les risques de la technologie elle-même, va voir ma page sur le danger de l’IA.

    Comment te protéger en tant qu’utilisateur

    Pas besoin de savoir quand la bulle éclatera : ces cinq réflexes te protègent dans tous les scénarios.

    1. Ne dépends pas d’un seul outil. Si tu vis sur ChatGPT, teste régulièrement tes prompts importants sur Claude, Gemini ou Mistral. Si un tarif double ou un service ferme, tu bascules en une heure.
    2. Exporte tes conversations et tes données. Dans ChatGPT : Paramètres, puis Contrôles des données. Dans Claude : Paramètres, puis Confidentialité, depuis le site ou l’application de bureau, pas depuis le mobile. Fais-le chaque trimestre, et garde tes meilleurs prompts dans un fichier texte qui t’appartient.
    3. Évite l’abonnement annuel chez les petits acteurs. La remise ne vaut rien si le service ferme dans six mois. Avant de payer un an d’avance, regarde qui finance l’outil et s’il revend simplement les modèles d’un autre.
    4. Garde une solution locale. Installe un modèle ouvert avec Ollama ou LM Studio, même si tu t’en sers peu : c’est ta roue de secours. Mon tuto pour installer une IA en local t’explique tout.
    5. Surveille les signaux faibles. Un « illimité » qui devient « usage raisonnable », un quota qui baisse à prix constant, une annonce de rachat : un service cherche son équilibre. Pas une raison de partir, mais d’avoir ton plan B prêt.

    La bulle de l’IA est d’abord une affaire d’investisseurs. Ton enjeu à toi : ne pas faire dépendre ton travail d’un service dont le modèle économique n’est pas prouvé. Les outils changeront de prix, de nom, parfois de propriétaire. Tes données, tes prompts et ta capacité à changer d’outil restent entre tes mains, à condition de t’en occuper maintenant. Je mets cette page à jour à chaque événement qui compte.

    Questions fréquentes

    C’est quoi, la bulle de l’IA ?

    C’est l’idée que les investissements et les valorisations de l’IA dépassent ce que la technologie rapportera réellement. En 2026, Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta prévoient environ 750 milliards de dollars d’investissements, quand les revenus annualisés d’OpenAI et d’Anthropic réunis tournent autour de 115 milliards.

    Quand va éclater la bulle IA ?

    Personne ne le sait. Forrester prévoyait une correction en 2026, mais au 12 octobre 2026, les indices américains battaient encore des records. Les signaux de tension existent (dette, notes de crédit dégradées), mais aucun ne donne de date, et une bulle peut durer des années après les premiers avertissements.

    La bulle IA a-t-elle déjà éclaté en 2026 ?

    Non, pas au 12 octobre 2026. Le S&P 500 et le Nasdaq ont battu des records le 6 octobre, et Nvidia restait l’entreprise la plus chère du monde, autour de 5 500 milliards de dollars.

    Si la bulle éclate, ChatGPT va-t-il disparaître ?

    C’est peu probable à court terme : ChatGPT revendiquait un milliard d’utilisateurs hebdomadaires en août 2026. Le risque réaliste, ce sont des prix plus élevés, moins d’usage inclus, plus de publicité sur le gratuit, et la fermeture de produits secondaires, comme l’application Sora en avril 2026.

    Quels sont les risques liés à la bulle IA ?

    Pour les marchés, une chute des grandes valeurs technologiques, qui pèsent environ un tiers du S&P 500, et des pertes pour les prêteurs des centres de données. Pour les utilisateurs, des hausses de tarifs, la fin de certaines offres gratuites et la fermeture d’outils de niche, parfois avec leurs données.

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